À tout juste 20 ans, il expose à Paris, Amsterdam et New York. En 1981, il cofonde le mouvement de la Figuration libre, ainsi dénommé par l’artiste Ben. Ce groupe avec Robert Combas, Rémi Blanchard et François Boisrond s’inscrit dans la lignée d’autres formes d’expression marginalisées internationales, des néo-expressionistes et Nouveaux Fauves en Allemagne à la Trans-avant-garde en Italie, ou encore le Bad Painting aux Etats-Unis.
Concepteur de l’Art modeste, Di Rosa fonde en l’an 2000, à Sète, le Musée international des arts modestes (MIAM), où il expose de nombreux artistes venus du monde entier et crée des expositions qui questionnent les frontières de l’art contemporain.
Hervé Di Rosa est membre depuis 2022 de l’Académie des Beaux Arts.
Sur papier, toile ou murs, les œuvres d’Hervé Di Rosa mettent en scène des personnages stéréotypés, des monstres et des bandits. Très colorées et illustratives, elles s’inspirent de la bande dessinée, de la publicité et de la musique rock et punk. L’artiste conjugue sur le mode fantastique tout un univers de figures hautes en couleurs dans le contexte d’une esthétique très personnelle qu’il définit lui-même d’ « art modeste ». Il crée la famille des « Renés » dans la seconde moitié des années 1970. Comme la plupart de ses autres personnages, les Renés sont une expression de son « monde intérieur ». Ils représentent des métaphores de son vécu, sans travail analytique ou critique. Cette multitude de personnages composant la famille des Renés apparaît dans des bandes dessinées, des tableaux, des figurines…
Peintre marginal et peintre de la marginalité, il diversifie ses approches artistiques dans ses étapes Autour du monde. En 1993, Hervé Di Rosa entreprend un tour du monde au cours duquel il réalisera sur place, une série de travaux utilisant les cultures et les modes d’expression de chaque pays où il séjourne. La première série, les «Di Rosaïcônes» réalisées en Bulgarie selon la technique des icônes, est présentée à la Fiac’93 sur le stand de la galerie Louis Carré.
Hervé Di Rosa ne voyage pas pour aller quelque part mais pour réaliser sur place des œuvres utilisant les cultures et les modes d’expression locaux qui le mèneront en Tunisie, en Bulgarie, au Ghana, au Bénin, en Ethiopie, au Vietnam, en Afrique du Sud, en Corse, à Cuba, au Mexique, aux Etats-Unis, au Cameroun, en Israël… Sans revendiquer un style particulier, mais en développant un univers narratif bien à lui, peuplé de personnages récurrents, il a pratiqué toutes les techniques de création: peinture, sculpture, bande-dessinée,tapisserie, estampe, fresque, laque, argent repoussé, céramique,dessin animé, images numériques, entre autres. Il est également l’auteur ou le sujet de plus de 150 livres d’art et publications entre 1978 et 2019.
Concepteur de l’Art modeste, il fonde en l’an 2000, à Sète, le Musée international des arts modestes (MIAM),où il expose de nombreux artistes venus du monde entier et crée desexpositions qui questionnent les frontières de l’art contemporain.
Depuis 1981, son œuvre a fait l’objet de plus de 200 expositions personnelles et est présente dans d’importantes collections publiques et privées en Europe, en Amérique et en Asie.
Le centre Georges Pompidou, musée national lui a consacré une exposition rétrospective en 2024. Le Mucem, musée national à Marseille, accueille Hervé Di Rosa pour une exposition en 2025.
Hervé Di Rosa vit et travaille actuellement à Lisbonne, Portugal.
Hervé Di Rosa est membre depuis 2022 de l’Académie des Beaux Arts. Le mercredi 12 juin 2024, Hervé Di Rosa a été officiellement installé comme membre de la section peinture de l’académie des Beaux-arts sous la Coupole du Palais de l’Institut de France, où Pascal Ory, de l’Académie française lui a remis son épée d’académicien.