Son parcours réussit à concilier une exigence éthique avec une expression artistique singulière, exigeante et novatrice. Au point que certaines de ses images (les fusillés de la Commune et son Rimbaud vagabond notamment) reproduites à des centaines de milliers d’exemplaires, sont devenues de véritables icônes des temps modernes.
Du Chili à Soweto, d’Alger à Naples, de la Palestine de Mahmoud Darwich à la plage d’Ostia où Pasolini fut assassiné, de l’avortement à l’exclusion, du sida à l’immigration, chez Ernest Pignon-Ernest la confrontation aux drames de notre temps comme l’exploration des destins individuels en rupture de norme ou de mythes à raviver, impose de prendre à chaque fois un risque inédit, celui-là même qui hantait Rimbaud quand il s’acharnait à « trouver le lieu et la formule ».
Ernest Pignon-Ernest a été élu à l’Académie des Beaux-Arts en 2021. En 2024, la Fondation Louis Vuitton à Venise a présenté « Je suis un autre », une large exposition rassemblant des portraits de poètes.
Depuis sa première exposition personnelle en 1979 à l’ARC, MAM Paris, Ernest Pignon-Ernest a présenté ses travaux dans de nombreux musées et institutions, dont le Palais des Papes, Avignon ; la Biennale di Venezia ; le Musée d’Art national de Chine, Beijing ; le Musée des Beaux-Arts, Lille ; le MAMAC, Nice ; la Pinakothek der Moderne, Munich ; le Fonds H&E Leclerc, Landerneau.